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PAPERJAM - Construire sa collection

  • 27 janv. 2011
  • 2 min de lecture

Écrit par Vincent Ruck

Publié le 27.01.2011




Stéphanie Breydel (AXA Luxembourg) (Photo: Olivier Minaire)
Stéphanie Breydel (AXA Luxembourg) (Photo: Olivier Minaire)

Les temps sont durs, mais l’art se porte bien. Pour Stéphanie Breydel, experte dans le domaine chez AXA Luxembourg, «la crise n’a pas diminué l’intérêt des entreprises pour les collections. La plupart d’entre elles se concentrent sur l’art contemporain pour être en prise avec la créativité de notre société». Il y a cependant un point important: il faut que le dirigeant s’implique. «Il faut qu’il soit le moteur, qu’il apprécie l’art contemporain. Il doit également s’entourer de professionnels de l’art pour apporter une vraie vision, et inscrire la collection dans le temps.»


Cet intérêt pour l’art s’est en fait développé au cours des dernières années, grâce aux expositions et aux institutions installées sur le territoire national. Il faut dire que la scène culturelle s’est grandement enrichie, ce qui a créé une certaine dynamique. Mais ce n’est pas tout. «Les entreprises ont également pris conscience que l’art pouvait être un bon vecteur de communication, qu’elle soit interne ou externe.»


Les véritables collections d’entreprise ne se bâtissent pas sur des objectifs spéculatifs et peuvent aussi bien accueillir de grands noms que soutenir la jeune création. «La collection ne s’arrête pas à l’acte d’achat, continue Mme Breydel, mais à une prise de conscience que l’on a un patrimoine entre les mains qu’il faut savoir gérer et protéger. Il y a certains risques indirects qu’il ne faut pas négliger. Par exemple, il faut réussir à entreposer les œuvres de manière correcte, pour éviter qu’elles ne s’abîment et donc se déprécient. Il faut également assurer correctement l’œuvre, en cas d’accident…»


La constitution d’une collection d’entreprise n’est pas une activité réservée aux grandes structures. Des entreprises de taille plus modeste peuvent également se lancer dans l’aventure. Ce qui est important, aux yeux de Stéphanie Breydel, c’est que la qualité des œuvres prime sur la quantité. En effet, le choix de ce type d’investissement se poursuit en général dans la durée, en s’adaptant d’année en année aux besoins et aux décisions des entreprises ou de leur groupe.


AXA Luxembourg s’est elle-même lancée, cette année, dans la constitution d’une collection: «Les premières œuvres choisies sont axées sur le thème de l’être humain et de la protection pour refléter la culture et les missions premières de l’entreprise. Pour impliquer tous les collaborateurs internes dans le projet, nous avons organisé des visites guidées. Expliquer la vie de l’artiste et le message que celui-ci fait passer dans son œuvre permet d’éveiller la conscience artistique, de les faire devenir des témoins de la création contemporaine, bref de les plonger dans un environnement de travail agrémenté d’esthétique et de sens.»


Cette démarche s’accompagne d’un travail sur le placement des œuvres. Celles-ci ont été installées dans les lieux à grande fréquentation: hall d’entrée, salles de réunion, salles d’agrément. «Cela nous permet de les partager au quotidien avec nos clients et nos collaborateurs. La collection est devenue une partie de notre culture d’entreprise», conclut Mme Breydel.


 
 
 

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